Le WEB 3.0 sombrera-t-il dans le full marketing ?

J'espère que le titre de mon billet est à la mode. (avec deux mots successifs en anglais, j'ai peut-être une chance)

En ce moment je râle beaucoup lors de la lecture de certains articles, de certains tweets ou lorsque je visionne certaines vidéos. Je participe régulièrement à des conférences et c'est l'apothéose.

Les discussions ressemblent de plus en plus à une succession de mots à la mode (BuzzWord) et l'information disparait au profit d'un blabla sans intérêt.

Attention je ne généralise pas et bien heureusement d'autres participent toujours à l'essor du WEB et aux valeurs qui l'entoure.

Je me demande simplement ce que la toile va devenir dans les années à venir. L'accès s'est démocratisé (et c'est une très bonne chose) entrainant forcément des évolutions dans son utilisation. Le WEB est un média, l'aspect marketing est donc présent et nécessaire. Je travaille pour le e-commerce, je ne vais pas dire le contraire.

Aujourd'hui il faut être community manager, faire du social marketing. On est plus graphiste freelance mais directeur artistique (oui oui on parle d'un graphiste qui se dirige lui-même). Ce site vous fera sourire si vous avez le même point de vue sur le sujet. Plus le titre de votre fonction est long et plus vous êtes dans le coup. (en anglais si possible) Développeurs, attention à vos fesses, c'est un peu court.

Bref j'exagère peut-être mais j'ai peur que "l'âme" du WEB disparaisse progressivement pour laisser place à un média dominé par des gens qui ne sont pas forcément compétents.

Réveillons-nous et ne perdons pas le média que nous connaissions jusque là. Publiez, tweetez et laissez de côté les BuzzWord en favorisant le contenu de vos publications.
Ce message s'adresse aux bloggeurs. Ne rentrez pas dans le moule, innovez !

Une journée à Vulcania.

Une promesse est une promesse ...
Le 5 juin dernier, j'ai participé à la journée "Webauvergnat à Vulcania".

J'ai promis l'écriture d'une petite brève à ce sujet. Je vais donc de ce pas rédiger quelques mots à propos de cet événement.

Je me suis rendu sur les lieux en début de matinée pour assister à la conférence de David Fayon sur "Les Réseaux Sociaux".

François Heid, le directeur de la communication de Vulcania a ensuite pris la parole pour nous présenter la stratégie du parc à ce sujet. Le retour d'expérience est très enrichissant.

Nous avons déjeuné rapidement puis nous avons commencé la visite du parc. J'ai été très agréablement surpris par la qualité des attractions. J'avais une image plutôt négative de Vulcania à travers les différents commérages qui m'étaient parvenus.
Sachez qu'en 2007, le parc a complètement changé de visage. Vulcania "post 2007" est donc totalement différent.

Les attractions culturelles sont toujours présentes, bien sûr, et vos connaissances volcaniques seront enrichies tout au long de votre parcours.
Pour votre détente, le ludique n'est pas oublié. Je retiens le fameux Dragon Ride qui nous a bien secoué ;)

Merci à Alexandra pour l'organisation de cette journée très réussie et à toute l'équipe de Vulcania pour leur accueil.

Une soirée au Bataclan avec Jónsi.

Jónsi est l'artiste que j'apprécie le plus à travers son groupe Sigur Rós, le projet Riceboy Sleeps et aujourd'hui à travers sa carrière solo.

J'ai enfin assisté à une performance live de la part de ce virtuose lundi soir, au Bataclan. C'est tout simplement le plus beau concert auquel j'ai assisté à ce jour.

C'est le groupe Glasser qui a assuré la première partie du spectacle. Les deux artistes nous proposent un univers proche de Björk avec une touche d'electro/jungle. L'ensemble était vraiment très agréable même si je n'ai pas été convaincu par tous leurs titres.

Durant la demi-heure de battement précédent la prestation de Jónsi, j'ai été intrigué par un fond sonore très planant. J'ai dégainé mon iPhone et l'application Shazam pour découvrir Hauschka. Les aficionados de Jónsi and Alex, Ólafur Arnalds ne seront pas dépaysés. C'est tout simplement magnifique.

Puis ... le grand Jónsi a fait son apparition sur scène. Alternant avec brio les grandes envolées lyriques et une pop endiablée, il parvient à créer une ambiance unique. Ses musiciens, exceptionnels, enchaînent les instruments les uns après les autres en nous surprenant sans cesse. Le batteur laisse glisser un collier sur une cymbale, un autre joue du xylophone avec un archet ... La poésie et la musique ne font alors plus qu'un.

Un décor onirique vient compléter cette atmosphère apaisante. Des images de nature s'entremêlent nous plongeant dans un rêve digne d'un film de Gondry.

Une explosion d'émotions vient clore le spectacle a travers un final rappelant sans aucun doute un célèbre concert de Sigur Rós à Reykjavik.

Bravo Jónsi.

Richard Stallman, un personnage fascinant.

J'ai lu ce week-end la biographie française de Richard Stallman intitulée "Richard Stallman et la révolution du logiciel libre".

Félicitations à tous les participants pour cet ouvrage de très bonne qualité.

je connaissais déjà l'oeuvre de Richard à travers Emacs, le projet GNU et la licence GPL. En revanche j'ai découvert les motivations l'ayant poussé à la création du mouvement du logiciel libre.

Ce génie des mathématiques, puis de l'informatique a réalisé un travail colossal abattant parfois le boulot de toute une équipe, seul.

Sa rigueur extrême est parfois déroutante, voir agaçante mais c'est grâce à celle-ci qu'il a accompli autant de prouesses.

Le personnage est attachant et j'avoue que sa détermination sans relâche m'impressionne vraiment. Malgré tous les chemins divergents qui auraient pu l'entraîner vers des voies plus obscures, il garde sa ligne de conduite sans jamais s'en écarter. C'est réellement bluffant.

C'est quelqu'un de très accessible, j'ai d'ailleurs échangé quelques mails avec lui ces derniers jours et une fois de plus sa réactivité m'a surpris. Par contre, soyez prudent. Lui écrire signifie peser chacun de ses mots afin d'éviter toute remontrance. Pitié écrivez GNU/Linux et pas Linux sinon attention à vos fesses !

je vous conseille vivement la lecture de ce livre si le logiciel libre est un sujet qui vous passionne. Pour en savoir plus, c'est par là.

Design graphique et e-commerce

Je sais par avance que le titre de ce billet ne plaira pas à un de mes amis designer. Je vais ici m'intéresser à l'aspect graphique d'un site e-commerce or le design est un ensemble (pas seulement l'esthétique). Cependant le grand public résume souvent le design à sa composante esthétique.

Malgré ce que l'on peut parfois entendre, je reste persuadé que la qualité graphique d'un site e-commerce est primordial.

Un site visuellement agréable captera plus facilement un éventuel acheteur et lui donnera envie d'aller plus loin en découvrant votre univers.
Le prix n'est plus le seul facteur important dans le monde du e-commerce. Celui-ci s'est largement développé et pour un même produit, il n'est pas rare de trouver un tarif identique sur plusieurs plateformes. La notoriété, le service client, le conseil pourront faire pencher la balance. L'aspect graphique du site sera aussi un des arguments les plus importants.

Ceux qui ont suivi la création de THELIA savent à quel point cette problématique est importante pour l'équipe d'Octolys. C'est une des raisons principales de la genèse du projet. La charte graphique est bien souvent le point de départ de la création du site. La souplesse graphique de la solution e-commerce employée est donc primordiale.

Un bon directeur artistique est en général quelqu'un de très pointilleux qui ne supportera pas la moindre adaptation de son travail :-D (mais on l'aime bien quand même). Ceci dit c'est plutôt compréhensible. Qui aimerait que l'on dénature son travail ? La recherche graphique est un mélange complexe de placements, de formes, de couleurs qui peut être complétement dénaturé si l'on modifie un seul de ses éléments.

Vous l'aurez compris, je ne suis pas un grand adepte des templates graphiques "prêt à l'emploi". Pour moi, seul un travail sur mesure sera à la hauteur d'un site e-commerce de grande qualité. Pour réussir son projet e-commerce, il est indispensable de mettre toutes les chances de son côté. La charte graphique est un des éléments et non le moindre.

Pourquoi j'aime la ligne de commande

Aujourd'hui je souhaite parler d'un sujet un peu plus léger mais qui fait parti de mon quotidien ;)

Je travaille sous Mac OS X, un OS réputé pour son interface graphique très réussie. J'apprécie l'utilisation de celle-ci mais ce n'est pas pour autant que j'ai oublié "ma bonne vieille ligne de commande".

Un terminal (au minimum) est toujours ouvert sur ma machine. Il n'est pas rare que j'utilise un cp -R au lieu de copier/coller un dossier par exemple. J'utilise Coda pour travailler sur les sites WEB mais je rechute régulièrement en ouvrant un vi directement en ssh sur un serveur distant.

Cette façon de procéder surprend pas mal de monde alors je m'en vais vous expliquer pourquoi en espérant vous rendre addict à la ligne de commande.

Tout d'abord j'adore taper au clavier, ne me demandez pas pourquoi j'en sais rien mais j'aime ça. Ensuite je suis développeur et par conséquent j'aligne beaucoup de lignes de code pendant une journée.

La seconde raison est liée à la productivité. Lorsque l'on maîtrise bien les outils GNU (merci Richard Stallman), on gagne vraiment du temps. Si je veux connaître le nombre de lignes que comporte un fichier, je préfère un cat lefichier | wc -l plutôt que de l'ouvrir dans un éditeur de texte. Je vais bien plus vite en procédant de cette façon.

Une autre raison concerne le scripting. Préparer une tâche planifiée afin de réaliser des opérations de maintenance est un jeu d'enfant avec quelques lignes de commandes.

La ligne de commande permet d'accéder à un système distant et de travailler sur celui-ci avec une connexion Internet minimale. Avec un iPhone et un client ssh même en edge il est possible de maintenir un serveur lors d'une urgence.

Ce n'est pas pour autant que je n'utilise pas l'interface graphique. J'utilise Firefox, Safari et je ne lis pas mes mails avec mutt ;) ...

Cependant la ligne de commande possède des vertus irremplaçables et il est idiot de l'opposer à l'interface graphique. Elles sont complémentaires.

SSLL et masse salariale

Il y a quelques jours mon ami Bertrand Soulier m'a proposé d'intervenir dans son cours à l'IUP Infocom de Clermont-Ferrand pour présenter le projet THELIA ainsi que le modèle économique du libre en entreprise.

J'ai présenté Octolys à ses étudiants en leur expliquant que nous étions 4, que nous avions régulièrement des stagiaires. J'ai aussi insisté sur l'aspect communautaire en leur montrant que THELIA est porté par Octolys mais que la communauté a un très grand rôle dans le développement de l'outil.

La communauté n'est pas rémunérée mais elle bénéficie de tout l'environnement THELIA en échange de son travail. On pourrait considérer cela comme du "troc" finalement.

Je me suis donc posé la question suivante : pourquoi ne pas essayer de calculer la masse salariale virtuelle qui travaille avec nous ?
Je parle du travail sur le projet THELIA bien sûr, pas les projets clients sur lesquels nous travaillons. Je vais considérer qu'Octolys travaille à 70% pour THELIA (un projet client induit aussi du travail sur des plugins par ex)

Le calcul sera sûrement erroné mais il est intéressant de se pencher sur le sujet. D'ailleurs si vous avez des expériences similaires, elles m'intéressent beaucoup.

Nous allons nous placer dans le cadre d'un travail hebdomadaire de 35h sur 45 semaines même si nous savons tous que dans notre domaine c'est une utopie totale. Je table donc sur 1575h de travail par an pour 1 personne.

Chez Octolys nous sommes donc 4. Nous avons en moyenne 2 stagiaires sur l'année. Considérons donc un effectif de 5,4 personnes chez Octolys en considérant qu'un stagiaire est aussi là pour apprendre bien sûr et qu'il est efficace à 70%. Octolys travaillerait donc (1575 * 5.4) * 70% = 5953h pour THELIA en un an.

A l'heure où j'écris ces lignes, le forum THELIA comporte 1946 membres. Je vais considérer que 20% sont totalement inactifs (pure spéculation). Je parle des curieux, ceux qui n'ont pas envie d'aller plus loin etc.

Il reste donc 1556 personnes. Disons que 60% passent 2h par an à parler de THELIA (activité commerciale). On arrive donc à 934 personnes qui passent 2h par an à parler du projet soit 1868h de travail.

Les 40% restants sont plus actifs et passent 4h par an à discuter de THELIA soit 622 * 4 = 2488h de travail.

La communauté participe beaucoup aux tests utilisateurs, au débuggage. Si 20% de celle-ci participe activement en passant 2h par mois à nous remonter des informations et à échanger avec nous on arrive à 311 * 2 * 12 = 7464h par an.

Certains membres vont aussi participer au code de l'application en fournissant des solutions, des plugins. Cette communauté est plus restreinte. Je vais donc considérer que 5% de la communauté THELIA participe à ce travail en passant 10h par mois. On arrive à 77 * 10 * 12 = 9240h

Additionnons maintenant tous ces chiffres :

5953 + 1868 + 2488 + 7464 + 9240 = 27013h

Je vous rappelle que j'ai considéré qu'une personne travaillait 1575h par an. 27013 / 1575 = 17.

Nous ne sommes pas 4 à travailler sur THELIA mais 17.

Mon calcul n'a rien de très précis, tout est estimé ... Cependant je trouve cette approche vraiment très intéressante.

La communauté ne cesse de croitre. Dans un slide d'une de mes dernières présentation, nous avions 1500 membres sur le forum. Là je vous parle de 1946. La masse salariale virtuelle grandit donc forcément plus vite que la société Octolys.

Voilà pourquoi il est important de développer la communauté car elle est complètement indispensable à la réussite d'une telle aventure.

J'attends vos remarques ;)

Libristes, ne soyez pas fermés !

Vous le savez, j'adore les polémiques mais seulement celles qui ne dérivent pas vers le Troll.

Le titre du billet est volontairement provocateur et je vais m'expliquer rapidement ;)

Je vais utiliser mon expérience personnelle au cours de cet article.

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai commencé l'informatique à travers des systèmes propriétaires. Je ne vais pas détailler mes débuts sur M06 ou sur Amstrad car j'étais trop jeune et mes souvenirs ne sont pas assez précis.

Je vais donc attaquer par la saga MS-DOS et Windows 3.1. A cette époque là, je découvrais, j'étais fasciné et je vénérais Microsoft. (si si ...)

J'ai suivi les évolutions Windows 95, Windows 98 ... puis un jour j'ai entendu parler de Linux. Curieux de nature je suis allé voir tout ça de plus près. J'ai tenté une installation après pas mal de galères et finalement j'ai assez vite abandonné. J'évoluais seul dans le milieu, sans connexion Internet à l'époque et il était donc assez difficile pour moi de me documenter. Même si cette 1ère expérience n'avait pas porté ses fruits, je connaissais autre chose que j'allais redécouvrir très vite.

L'accès à Internet a été pour moi un grand changement. J'avais maintenant accès à l'information, à des témoignages d'utilisateurs, une connaissance sans limite.
J'ai développé mes premières pages WEB, découvert les protocoles tous basés sur des technologies libres. Puis j'ai retenté l'aventure Linux. Un autre monde s'est alors proposé à moi. Des centaines d'applications gratuites (la notion de libre était encore toute neuve pour moi), efficaces et de quoi m'occuper des jours et des jours.

J'ai commencé à apprivoiser tout ça, à aligner les lignes de commandes (je développais déjà donc la ligne de commande ne m'effrayait pas). C'était une période de transition où j'avais encore mon Windows d'un côté et mon Linux de l'autre. Lorsque je n'arrivais pas à faire quelque chose sous Linux, je rebootais sous Windows.
Aujourd'hui tout est bien différent et on installe un Linux comme on installerait un Windows.

Puis un jour j'ai décidé de n'avoir qu'un seul système d'exploitation en supprimant ma partition Windows. je devais donc trouver une solution à tous mes soucis. C'est à ce moment là que j'ai découvert les recompilations de noyaux, les patchs, un jeu de tous les instants :)

J'ai donc commencé à contribuer, à aider les autres et à vraiment rentrer dans le communauté du logiciel libre. J'ai complètement abandonné le monde propriétaire et j'ai commencé à devenir un de ces nombreux rebelles "pro libre".

Les études sont arrivées et j'ai continué dans ce sens là. Ensuite j'ai commencé à travailler et là encore j'ai pu "imposer" le côté libre en travaillant beaucoup sur des serveurs Linux, du développement WEB ... Cependant j'étais aussi confronté à des plateformes propriétaires. Et oui, dans le monde du travail même si on a ses convictions, on a pas toujours le choix. Je ne vous cache pas que je râlais la plupart du temps lorsque je passais 2 jours à trouver une pauvre information que j'aurais trouvé en 10 minutes dans le cadre d'un serveur sous Linux.

En étant très honnêtes, je découvrais aussi certains outils propriétaires de qualité avec une documentation correcte.

Puis un jour je me suis intéressé à Mac OS X pour son côté Unix et parce qu'un ami venait tout juste d'acheter un PowerBook 12". Je ne connaissais pas du tout l'environnement Apple mais par contre parfaitement le côté Unix. J'ai été tout simplement bluffé par la qualité du système d'exploitation.

J'ai fini par craquer et à m'équiper aussi de mon côté et j'ai encore découvert un univers. Aujourd'hui je travaille sous un environnement Mac OS X, je développe un logiciel libre en utilisant un éditeur de texte propriétaire. Les sites e-commerce que l'on développe sont hébergés sur des serveurs Linux (Debian) en environnement libre.

Que conclure de tout cela finalement ? Je pense que ma petite histoire est loin d'être unique et beaucoup de mes amis ont parcouru un chemin similaire. Je pense qu'il faut arrêter d'opposer trop fortement libre et propriétaire. Pour arriver à ce raisonnement, il faut sûrement effectuer tout ce parcours, connaître tous les milieux et surtout les utiliser.

Je préfère une société qui propose une application propriétaire fiable et ouverte plutôt qu'une société qui vend du pseudo libre en captant les libristes par une philosophie qu'ils ne tiennent pas derrière. Par contre j'apprécie toujours autant de travailler et d'évoluer dans le monde du libre.

D'ailleurs si vous voulez connaître quelques uns de mes arguments, n'hésitez pas à relire cet article.

Pour moi les protocoles, les standards, les formats de fichiers doivent être un maximum ouverts et riches en documentation. C'est vraiment un domaine où la liberté est extrêmement importante si on souhaite garder une bonne intéropérabilité entre les systèmes. Si j'ai le choix entre une excellente application libre et une excellente application propriétaire similaire je choisis sans hésitation l'application libre. Cependant (désolé grand Richard Stallman) si une application propriétaire fiable n'a pas d'équivalent libre de la même qualité, je prendrais la solution propriétaire. Ici je touche le point critique et de nombreux libristes ne seront pas d'accords avec moi. Je me considère pourtant actif dans le monde du libre même avec un MacBook et un iPhone. Si Apple décide un jour d'ouvrir le code source de ses OS, je ne serais pas mécontent non plus ;)

Je me prépare à vos commentaires et j'aimerais surtout avoir votre ressenti sur le sujet. L'ouverture c'est aussi cela ...

Le libre et le partage de connaissances.

Un des aspects qui me passionne le plus dans le logiciel libre, c'est le partage de connaissances.

Les libristes sont en général des personnalités qui aiment discuter, échanger et ne sont exclusivement rivés derrière leurs écrans même si nous y passons beaucoup de temps. (heureusement d'ailleurs)

Les technologies sont en mouvement perpétuel, la remise en question est donc permanente. Nous avons tous des visions différentes, des idées et des méthodes de travail et il est très important de les partager. Dans le monde propriétaire, c'est beaucoup plus complexe. En effet les notions de brevets, du profit maximum sont des freins à ce partage.

Proposer une solution technique à un problème donné pourrait favoriser un adversaire, c'est donc impensable. Dans le monde du libre, c'est le contraire. Pourtant le libre ne se résume pas au côté universitaire. De nombreuses sociétés vivent du libre. C'est d'ailleurs le cas d'Octolys avec Thelia.

Nous avons donc bien de la concurrence, qu'elle vienne d'ailleurs du monde du libre, du pseudo libre ou du propriétaire. Pourtant nous n'hésitons pas à échanger nos idées.

Personnellement j'aime beaucoup apprendre et je m'ennuie très vite lorsque je n'ai plus d'objectif. En travaillant dans le domaine du libre pas de soucis j'aurais toujours quelque chose à faire :)

Faire vivre un projet c'est donc le développer mais aussi communiquer sur celui-ci, le faire connaître, le mettre à l'épreuve.
C'est pour moi un plaisir lorsque j'ai la chance d'animer des conférences THELIA ou sur le thème du e-commerce en général, du libre. On ressort grandi de ce type d'évènements. C'est l'occasion de faire de nouvelles rencontres, de transmettre du savoir mais aussi d'apprendre, de repartir avec de nouveaux arguments, de nouvelles idées. Donner des cours à l'université m'apporte aussi énormément.

Si vous êtes libristes mais que vous n'avez pas encore franchi ce pas, je vous le conseille vivement. N'hésitez pas à présenter un thème qui vous tient à coeur lors d'une rencontre, une conférence etc ... Vous verrez que vous reviendrez devant votre machine différemment avec plein de nouveaux objectifs.

Oxyradio, InLibroVeritas et petit clin d'oeil à Mathieu Pasquini

Le logiciel libre c'est avant tout une grande aventure humaine.
Si le libre avance aussi vite aujourd'hui, c'est grâce aux actions collectives de centaines de milliers d'individus qui militent activement de diverses manières.

Certains proposent du code, d'autres de la documentation, des traductions ... D'autres vont participer à des conférences, à des ateliers, écrire des articles.

Je voulais vous parler aujourd'hui d'un acteur que j'ai pu rencontrer et qui apporte beaucoup au monde du libre.

Mathieu Pasquini est le fondateur d'InLibroVeritas dont la baseline est "Lire et écrire, librement". C'est une maison d'édition fondée en 2005. Elle prône le partage de la culture à travers l'écriture libre. InLibroVeritas permet à tout le monde de lire, écrire et de publier librement toute littérature sous licence libre.

C'est finalement le principe du logiciel libre appliqué aux livres. Vous pouvez lire librement, télécharger les oeuvres mais aussi faire un don à l'auteur ou acheter la version papier. Cette initiative est très intéressante et son succès ne cesse de croitre.

Un des derniers combats de Mathieu dont vous avez sûrement entendu parler concerne la bataille Hadopi.

Quelle tâche difficile que de s'écouter parler. Une semaine après la diffusion de l'émission "Les enfants du WEB" consacrée à THELIA, j'ai enfin décider de l'écouter.
Ce n'est pas pour le plaisir de m'entendre mais c'est un moyen d'améliorer mes prochaines interventions.

L'émission "Les enfants du WEB" est animé par Mathieu sur Oxyradio.
Ce rendez-vous est consacré aux nouvelles technologies mais surtout à la liberté technologique en général à travers des sujets divers et variés. C'est dans ce cadre là que THELIA a été présenté.

Evoluer dans le monde du libre c'est aussi faire de très belle rencontres.

Logiciel libre et susceptibilité

Celui qui baigne dans le monde du libre a forcément un jour ou l'autre été confronté à ce petit être mythologique vivant dans les montagnes appelé Troll.

En informatique un troll est tout simplement une polémique provocante (si possible de mauvaise foi). Les plus célèbres sont liés aux systèmes d'exploitation à travers les "guéguerres" Mac OS X/Gnu Linux/Windows ... (vous remarquerez que j'ai écrit Gnu Linux pour éviter un troll justement).

Le libre n'est pas épargné par le trollisme, bien au contraire. Les applications étant diffusées la plupart du temps gratuitement et très simplement, il est très facile de se les procurer. En tant qu'éditeur de THELIA nous ne faisons pas exception.

Il n'est pas rare de voir passer un twit, un message sur un forum critiquant ouvertement THELIA de manière violente. Lorsque j'ai commencé, mes réactions étaient rapides, je démarrais au quart de tour. Réponses sèches, plutôt violentes qui n'apportaient finalement pas à grand chose. C'est une réaction humaine face à une agression finalement.

La plupart du temps ces troll ne sont pas fondés et les "lanceurs" sont en général incompétents. Notre travail est loin d'être parfait et j'en suis conscient. Je ne connais d'ailleurs aucun projet qui ne soit perfectible.
Une critique argumentée, appuyée par des exemples concrets est extrêmement intéressante. Elle permet de faire avancer un projet, de l'améliorer et c'est même une chance. C'est d'ailleurs un des arguments en faveur du logiciel libre. Le troll lui est inutile, il permet de passer le temps.

Aujourd'hui je prends le troll comme un moment de détente et je n'hésite pas à "m'amuser" avec le provocateur. C'est une situation en général très perturbante pour lui et le troll s'étouffe aussi vite qu'il est apparu.

Ne mélangeons donc pas troll et critique. Ne soyez pas fermé à la critique, au contraire. C'est en partie celle-ci qui fera grandir votre projet.

Le reste, vous savez maintenant ce que j'en pense. Il faut savoir prendre le troll du bon côté et en sourire. ça ne fait pas de mal par les temps qui courent.

Mieux gérer la relation client

Je voulais écrire cet article depuis un bon moment mais le temps me manque un peu ces dernières semaines.

Une fois de plus je n'ai pas la prétention de vous livrer une vérité universelle sur de tels sujets. Des vieux de la vieille le feraient peut-être bien mieux que moi.

Ce que je souhaite cependant, c'est vous parler de mes expériences et ouvrir un débat. Je vois déjà les centaines de commentaires qui affluent et le serveur dédié qui s'écroule sous les requêtes (on a le droit de rêver).

Je crois que la relation client c'est un peu comme une vie de couple. Parfois tout va bien (souvent heureusement) mais les conflits sont aussi très fréquents. Essayons donc d'éviter la rupture :)

Je vais tenter de rester neutre au cours de cet article.
Intéressons-nous à la naissance d'un conflit. Je pars du postulat où tout le monde est honnête et de bonne foi même si j'ai de nombreuses anecdotes à ce sujet :D C'est d'ailleurs sûrement aussi le cas pour vous.

La naissance d'un conflit est la plupart du temps la conséquence d'un problème de communication. Il est souvent du à un manque de connaissances. En effet nos clients ne sont pas forcément des informaticiens et ne disposent pas toujours du vocabulaire adéquat.
Ce n'est pas une critique négative, chacun son métier. Pour éviter les quiproquos il est important d'écrire un maximum de choses sur le papier. Ce travail permet de dégager un certains nombre d'interrogations qui n'auraient sûrement pas été soulevées avant le milieu du projet.

Attention ne vous réjouissez pas trop, il restera toujours des coquilles qui perturberont le projet à un moment ou un autre. Moins il y en a, mieux c'est ... Durant cette phase de réflexion, le dialogue est très important et nous devons poser les bonnes questions afin d'orienter notre client vers les points critiques qui ne le sont peut-être pas pour lui.
C'est une tâche bien difficile car nous ne maîtrisons pas forcément les connaissances métier de nos clients. C'est une alchimie complexe et nous devons essayer de doser au mieux.

Anticiper les cas particuliers permettront de chiffrer correctement le projet et d'éviter ainsi les conversations musclées lorsqu'il faudra repasser un budget. Si ce travail a été réalisé correctement mais que votre client dégage un nouveau cas, un nouveau besoin il sera alors naturel de facturer.
Si vous n'avez pas été assez loin dans cette démarche, il ne comprendra pas forcément car pour lui "c'était évident". C'est assez amusant de voir parfois comme certaines modifications paraissent compliquées à un client alors qu'elle va nous prendre quelques minutes. Une autre très simple pour lui peut remettre en cause l'ensemble du développement. Il est vraiment capital de minimiser au maximum ces situations car elles sont stressantes et démotivantes pour tout le monde.

Rédigez donc un cahier des charges même s'il est informel. Je vois déjà les grosses SSII me taper dessus. Cependant, soyons honnête, je n'ai pas vu beaucoup de cahier des charges impeccables où rien n'est oublié.

Essayez de traiter les retours au fur et à mesure en faisant des points réguliers sur l'avancée des travaux. Si la direction empruntée n'est pas celle attendue par le client, il sera plus simple de limiter la casse tout de suite au lieu de découvrir la catastrophe à la fin du développement. Pour cela il est nécessaire de découper le projet en étapes distinctes et de valider chacune de celle-ci.

Un autre atout de taille est sans doute l'expérience. Plus on termine de projets, plus on décèle des similitudes permettant d'anticiper les difficultés. Pas de secret pour ça, on l'acquiert avec le temps :)

Gardez au maximum les différentes versions de votre travail. Les gens sont souvent indécis et il arrive régulièrement qu'on me dise "finalement je préférais le fonctionnement initial". Soit vous êtes stricts et vous refusez le retour en arrière et là c'est le conflit assuré, soit vous avez prévu le coup, vous le faites remarquer mais vous pouvez revenir en arrière sans difficulté.

Pour parler purement technique, commentez les points sensibles de votre code et codez au maximum de manière modulaire et générique. L'adaptation du travail s'en trouvera vraiment facilitée.

A cela peuvent s'ajouter des conflits humains, la fatigue, la mauvaise humeur, les problèmes personnels. Bref rien est tabou et on parle bien ici d'humains qui travaillent ensemble. Parfois un "coup de gueule" est nécessaire et il ne faut pas hésiter. Vous pouvez avoir raison ou avoir tord mais si les choses doivent être remises à plat, il faut le faire le plus tôt possible.

Concernant les délais, il peut avoir des débordements sur le planning initial pour différentes raisons. (modifications non prévues, un problème d'équipe etc ...). Tant que ceux-ci sont raisonnables, je n'ai jamais assisté à de grandes crises. En revanche, il faut garder un contact régulier à travers un petit mail ou un coup de téléphone et ne pas "disparaitre". Cette erreur pourrait engendrer une paranoïa destructrice ;) Si vous respectez cela, il n'y a pas de raison que ça se passe mal.

Cet article, je le répète, n'est vraiment pas destiné à dénigrer les relations clients <--> fournisseurs mais je pense que c'est un sujet intéressant puisque nous le vivons tous au jour le jour. De plus nous pouvons être fournisseur un jour, client le lendemain et se retrouver de l'autre côté de la barrière.

J'ai réussi à éviter les anecdotes croustillantes qui auraient pu dénaturer la nature de ce petit exposé :p

Et vous, comment gérez-vous ces relations ? des astuces ?

Ólafur Arnalds

La musique d'Ólafur Arnalds ajoute une touche de modernité à la musique classique.

Je pense que les adeptes de ce courant musical devraient vraiment apprécier son travail.

Certains morceaux sont vraiment proches des morceaux traditionnels, d'autres tirent un peu plus vers l'electro. Ce mélange sonore dosé à merveille est un plaisir à écouter.

J'espère découvrir une de ses prestations en live prochainement. Il était à Paris il y a quelques jours mais j'ai pas mal voyagé ces derniers temps. Il faut savoir être patient :)

Lui aussi prépare un nouvel opus qui devrait sortir sous peu. Ce début d'année est décidément très intéressant pour moi musicalement.

Je vous laisse découvrir le titre 1440 de notre ami islandais.

La transition entre 3:50 et 4:01 est simplement divine.

Un site e-commerce, combien ça coûte ?

Attention, je m'attaque à une question épineuse. Les coups de fouets ne devraient pas tarder.

C'est pourtant une interrogation récurrente lorsque l'on bosse dans le fabuleux monde de la vente en ligne. (et dans le WEB en général d'ailleurs)

Quand je parcours la toile, que je scrute les forums, je peux souvent lire des choses très surprenantes. C'est à peu près la même chose dans le monde "réel" lorsque je discute avec d'autres prestataires ou lorsque j'ai accès à des devis de concurrents (roh ! c'est mal !)

Entre le petit cousin qui peut monter un site e-commerce pour 300 euros et l'agence Super X propose "la même chose" à 100 000 euros, il y a de quoi perturber les nouveaux arrivants. Remarquez bien la présence des guillemets dans ma phrase précédente.

Tout d'abord il est franchement difficile (pour ne pas dire impossible) de mettre le e-commerce dans une boîte. C'est un peu comme si vous vous rendez chez un concessionnaire pour lui dire : "Bonjour monsieur. Je voudrais m'acheter une nouvelle auto. Combien ça coûte ?". De très nombreux critères vont alors rentrer en compte comme le savez. Pour un site e-commerce c'est à peu près la même chose :

- avez-vous besoin d'une charte graphique pointue ?
- une cinématique d'achat complexe ?
- une gestion de frais de ports particulière ?
- une liaison avec votre système d'information ?
- des modules particuliers du type comparateurs de prix, parrainage, statistiques divers et variées .... ?

Bref dans mes quelques points ci-dessus, je n'ai cité qu'une infime partie des besoins e-commerce.

Le développement d'un site e-commerce va se dérouler en plusieurs phases :
- étude du projet
- écriture d'un cahier des charges
- maquette graphique
- découpe xHTML/CSS
- intégration + développement
- tests
- mise en ligne
- référencement
- marketing ....

Entre chacune de ces étapes, il ne faudra pas oublier les différents retours entre le client et l'agence qui développera le site. Croyez-moi, ils sont nombreux.

Un projet e-commerce sérieux demande beaucoup de travail. Il est clair que si on considère qu'un projet e-commerce consiste à installer un CMS avec son template de base, de changer 3 couleurs et de mettre le site en ligne on est loin de tout ça. Le CMS propose une excellente base de travail mais elle ne correspond jamais parfaitement aux besoins du client. C'est d'ailleurs la valeur ajoutée qu'apporte les agences utilisant des CMS.

Une création sur mesure à 300 euros fera donc sourire toute agence WEB respectable. Je suis d'ailleurs souvent très surpris lorsque je vois de tels budgets sur des sites de petites annonces spécialisés dans ce domaine (surtout avec 1 ligne de cahier des charges). Il est strictement impossible pour n'importe qui (sauf peut-être superman) d'annoncer un prix sans avoir un minimum d'informations sur le projet.
Lorsqu'une étude sérieuse est réalisée, c'est du vécu, des surprises viennent toujours se glisser au cours du projet. Alors sans étude ... autant se jeter directement la tête contre le mur.

Que pensez d'un devis à 50 000 euros ? Là aussi même si le chiffre parait "énorme", il ne l'est pas forcément. Si votre application e-commerce doit être liée à un ERP très complexe et s'insérer au sein d'un système d'information très spécifique alors le travail peut être très lourd. (par exemple).
Si un photographe doit shooter l'ensemble de vos produits dans un studio, les détourer, le budget pourra aussi être alourdi.

Bref, je ne souhaite pas dans cet article donner "un prix universel" puisqu'il sera forcément différent pour chacun des projets. Ce que je souhaite par contre c'est insister sur le fait qu'un projet e-commerce n'est pas anodin. A moins d'avoir un produit révolutionnaire, sans aucun investissement, je doute vraiment de la réussite de l'aventure.

Pour des projets "classiques" (charte graphique sur mesure, cinématique d'achat classique, pas module complexe à développer), je dirais qu'un projet e-commerce démarre en général à 6000 euros. Je parle ici d'un projet réalisé par une agence WEB de qualité. Attention j'annonce ce tarif sans détail particulier mais simplement pour vous situer entre les 300 et les 100000 euros. Je doute de la qualité du travail en dessous de 3000-4000 euros. Cependant, peut-être que certaines structures organisées différemment peuvent s'en sortir à ces tarifs là. Il n'est donc pas nécessaire de "bouder" ce type de devis. Le plus important est d'analyser celui-ci afin de voir si chacune des demandes du cahier des charges sont traitées (d'où l'intérêt d'en établir un). Il est bien sûr très important de vérifier la notoriété de l'agence en allant voir ses références par exemple.

Il n'y a ensuite aucune limite de budget. On peut très bien dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros si le projet nécessite plus de six mois de travail par exemple.

Ne voyons donc aucune vérité universelle dans cet article mais soyez simplement prudent lorsque vous décidez d'établir un devis. Etudiez, comparez, questionnez. Le e-commerce est en général une belle aventure mais comme toute aventure il vaut mieux être prêt pour éviter de se casser les dents.

Je vous conseille la lecture de cet article très intéressant du Capitaine Commerce.

Je ne cherche pas à vous démotiver, n'oubliez pas que je travaille justement dans le milieu. Prenez simplement vos précautions. Je vois chaque année dans ma clientèle de très belles réussites e-commerce. A chaque fois, un travail colossal est réalisé. C'est certainement la principale clé du succès.

For A Minor Reflection

For a minor Reflection est un groupe de post rock islandais.

Leur son rappelle le fameux groupe Explosions in the Sky. Les explosions musicales sont plus nuancées et les mélodies plus langoureuses.

Leur proximité avec Sigur Rós a peut-être une raison ;)

En effet Kjartant Holm, un des guitaristes est de le frère de Georg Holm (bassiste de Sigur Rós).

Un nouvel album est en préparation, j'ai hâte de le découvrir.

En attendant je vous propose d'écouter Fallegt Útsýni et d'ouvrir grand vos oreilles.

Solutions Linux 2010

A mon tour de vous faire mon petit compte rendu sur ma visite aux Solutions Linux 2010.

J'ai passé une journée sur le salon Porte de Versailles avec Manu. Nous avons choisi le dernier jour afin de pouvoir participer à la table ronde sur le e-commerce "open source" (bouh le terme open source est trop vague).

Je ne vais pas trop m'étaler sur celle-ci mais j'ai bien rigolé quand même :) Ces conférences dérivent presque toujours vers la publicité et je suis en général plutôt déçu.
Quoi qu'il en soit, j'ai été très heureux de revoir Marine de Core-Techs, Jéremy d'Altic. Ce sont des passionnés et nos échanges sont toujours très intéressants.

Nous avons découvert une nouvelle solution e-commerce concurrente à THELIA qui se nomme RBSChange. Nous avons pu discuter avec Franck, un des initiateurs. C'est un personnage très sympa, j'espère que son travail portera ses fruits.

Concernant le reste du salon, j'ai l'impression qu'il était un peu plus petit que l'an dernier. Les fidèles sont toujours là. Nos visites sont en générales différentes du visiteur "classique". Nous ne venons pas chercher une solution particulière mais plutôt discuter avec les acteurs du libre, rencontrer quelques clients, lier de nouveaux partenariats, etc ...

Dans ce cadre, nous avons rencontré une bonne partie de l'équipe de Dolibarr un ERP/CRM libre que nous utilisons d'ailleurs en interne chez Octolys. La liaison avec THELIA nous intéresse fortement et nous publierons d'ailleurs prochainement quelque chose à sujet. Ce sont des gens très sympas et nous aurons sûrement l'occasion de travailler encore ensemble.

Le côté associatif est toujours aussi mouvementé. On y croise quelques collègues et aussi un groupuscule un peu étrange ...
La présence du côté associatif est vraiment typique du logiciel libre. C'est vraiment très important et j'espère que ça continuera longtemps. Bravo à tous avec une décicace spéciale pour l'April qui réalise un travail formidable. Bon courage à Tanguy, le nouveau président !

N'oublions pas la visite de Jérôme, le gérant de Meedle qui est passé en fin de journée simplement pour nous saluer !

La seule chose que je changerais à ce salon se situerait aux niveaux des conférences. J'aimerais vraiment assister à des échanges techniques plus pointus où on oublierait le côté "publicitaire" (les stands sont là pour ça)

Quoi qu'il en soit ce salon est toujours aussi agréable et je vous invite à le visiter l'an prochain. Le libre y est à l'honneur alors profitons-en. Bravo aux organisateurs.

Mono, un son venu d'ailleurs

Dans la série post rock, je souhaite vous présenter un groupe japonais exceptionnel : Mono.

Cela fait un bon moment que j'écoute les productions de ce groupe et leur monde est vraiment fascinant. Leur style post rock est vraiment à part, parfois très proche de la musique classique.

J'ai eu la chance de pouvoir les écouter jouer en live début mars à l'épicerie moderne à Feyzin.

Petite salle, ambiance intimiste et une grosse claque.

Leurs mélodies sont sublimes et vous hypnotisent. Lorsque leurs mains caressent les instruments, on ressent toute la passion qu'ils ont pour leur art et ils réussissent à vous transmettre tout un tas d'émotions sans prononcer un seul mot.

Ce sont des moments difficiles à décrire mais c'est très intense. Le post rock est vraiment un style de musique à part. Les groupes sont souvent peu connus et pourtant ... La musique a vraiment un pouvoir impressionnant sur les gens.

Je vous laisse découvrir un des titres de leur dernier album : Ashes In The Snow

Un week-end à Londres

Il y a quelques jours, j'ai découvert une nouvelle ville : Londres.

Un ami, Florian (par ailleurs un excellent designer produit) vit là bas depuis trois ans.

Les années sont passées très vite et je lui ai enfin rendu visite dans nouvelle ville d'adoption.

Autant vous le dire tout de suite, j'ai passé un merveilleux week-end et je compte bien refaire un tour là bas quand j'en aurais l'occasion.

Mon programme a été très chargé ;) Flo étant passionné de musique electronique avait préparé un week-end très intéressant dans le domaine musical mais pas seulement.

Tout d'abord j'ai participé à une soirée très sympa où quelques (beaucoup) français londoniens se retrouvent chaque mois. C'est l'occasion d'échanger autour de leurs expériences, de rencontrer les nouveaux arrivants et de leur donner un coup de pouce pour démarrer leur nouvelle vie. J'ai alors découverts des gens très ouverts et les rencontres se sont enchaînées. En quelques minutes on se retrouve à discuter avec 4, 5 personnes comme si on les connaissait depuis des lustres. C'est d'ailleurs ce sentiment qui m'a suivi tout le long du week-end.
La soirée s'est poursuivi à Public Life, un endroit très typique. Des anciennes toilettes publiques transformées en Dance Floor où les meilleurs Deejays viennent mixer.

Le lendemain, je suis allé me promener seul dans différents lieux : Westminster, Piccadilly Circus (avec un arrêt à l'Apple Store bien sûr), Chinatown ...
J'ai découvert une ville dynamique, pleine de vie. La journée est passée très vite.

Le soir, c'est reparti pour une soirée bien remplie. Quelques anniversaires puis la Back To Back ! Cette soirée organisée en grande partie par Florian et Yvan a eu lieu au Moustache Bar. Là aussi, j'ai retrouvé un endroit intime, aux dimensions réduites avec une ambiance de folie.
Du très bon son, des gens sympas qui étaient là pour s'amuser, bref tous les ingrédients pour passer une bonne soirée. Bravo aux Deejays qui ont été très bons.

La journée suivante Adeline, une nouvelle Franco-Londonienne m'a accompagné et guidé à différents endroits. J'ai d'ailleurs gardé contact avec elle et je compte bien lui rendre visite quand j'en aurais l'occasion.
Je n'oublierai jamais Camden où tous les continents, les styles vestimentaires, musicaux sont représentés. Je vous conseille le magasin Cyberdog où vous trouverez des vêtements très originaux.

J'ai continué la soirée par un leaving drink, un concert de Rock dans un pub puis une soirée électro dans un très bon pub : The Horse & Groom.

La soirée s'est terminée très tard mais j'ai décidé de me lever à une heure raisonnable le dimanche pour visiter Notting Hill. C'est un quartier très sympa où j'ai beaucoup apprécié me ballader. J'ai continué par Baker Street jusqu'au fameux 221b :)) Je n'ai pas résisté à Piccadilly Circus et j'ai décidé de retourner flaner là bas.

La soirée a été beaucoup plus calme autour d'un Fish & Chips partagé avec Florian et Katrina.

Je tiens à remercier tous les gens qui m'ont accueillis ce week-end et avec qui j'ai passé d'excellents moments.

Ah oui, j'ai oublié quelque chose. La bière est vraiment très bonne là bas et inutile de demander un demi (sauf si vous souhaitez passer pour un extra-terrestre) car l'unité de base c'est la pinte.

Voici quelques photos de mon voyage ici

Jónsi, un artiste de talent

Jónsi, le chanteur et leader de l'excellent groupe Sigur Rós poursuit sa carrière solo.

En 2009, il avait réalisé avec son compagnon Alex l'album Riceboy Sleep
Celui-ci comporte une succession de titres doux et planants rappelant la magie islandaise du groupe Sigur Rós.

Dans quelques semaines c'est un nouvel album solo intitulé Go qui viendra enchanter nos oreilles.
Cela fait déjà quelques mois que je découvre chaque titre un à un en suivant les publications progressives sur youtube. J'ai donc pu écouter l'album entièrement (de très nombreuses fois).

Comme chacun de ses travaux jusque là, je retrouve un son exceptionnel dont je ne peux me lasser. Les titres sont plus festifs que l'univers des débuts de Sigur Rós. Certains morceaux comme Boy Lilikoi rappeleront à tous les fans le fameux Gobbledigook du dernier album du groupe (Með Suð Í Eyrum Við Spilum Endalaust).

D'autres titres nous replongent dans le monde du rêve. Je pense notamment à Grow Till Tall.

Jónsi souhaite donc affirmer son nouveau style musical plus propice à la fête sans oublier les mélodies qui me bercent pratiquement chaque jour.

Une grande tournée mondiale va débuter bientôt et il passera par Paris en juin.
Le spectacle s'annonce très prometteur en mélangeant musique et théâtre. Il suffit de jeter un oeil à cette vidéo pour deviner un show majesteux.

Bravo Jónsi pour ce magnifique travail. J'espère que bientôt le flux RSS du groupe Sigur Rós m'annoncera un nouvel album du groupe ainsi qu'une tournée. Le groupe a décidé de faire une petite pause comme beaucoup. Certains viennent d'avoir des enfants etc. Cependant les membres sont toujours soudés et de bonnes rumeurs circulent.

Pour terminer je vous laisse découvrir un autre titre : Animal Arithmetic

Islande, la terre des rêves

J'ai passé quelques jours en Islande et je tiens à écrire un billet sur ce magnifique voyage.

J'ai découvert l'Islande au travers de la musique du groupe Sigur Rós. Les différents clips du groupe et leurs mélodies envoutantes m'ont donné envie de visiter leur pays.

En arrivant là bas, j'ai tout d'abord été surpris par l'aéroport. Un lieu calme, plutôt rare dans ce genre d'endroits. Il ne faut pas oublier que l'Islande ne compte que 300 000 habitants, pas besoin d'un aéroport comme celui de Roissy. A peine quelques minutes d'attente et nous avions déjà récupéré nos bagages.

Nous avons ensuite pris un Flybus pour nous diriger vers l'hôtel. Les premiers paysages Islandais se sont offerts à nous. Une terre volcanique, quelques maisons isolées, une sensation de calme. Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous avons décidé de prendre la navette gratuite nous déposant à la capitale Reykjavik se situant à proximité de notre hôtel. 65, 70% de la population vit dans la capitale. Le reste de l'île est donc très peu peuplée. La densité de la population est d'environ 3 habitants par km2.

On découvre une capitale avec une architecture dont nous avons peu l'habitude. Inutile de rechercher un building, il n'y en a pas. La plus haute "tour" de Reykjavik comporte 13 étages. J'avais l'impression d'arpenter les rues d'un village imaginaire. Là aussi les ruelles sont calmes, pas de foule. Le dépaysement est total. Votre portefeuille est rempli de couronnes islandaises, vous n'arrivez pas à lire les noms des rues et la lecture des menus des différents restaurants entraine quelques fous rires.

Les boutiques sont ouvertes très tards et là aussi vous ne faites jamais la queue. La sérénité règne partout (c'est tellement reposant). Nous avons été impressionnés par la propreté des rues. C'est un des endroits les plus sûrs au monde. Vous pouvez vous balader tard sans aucun risque. Durant cette 1ère soirée nous avons découvert Reykjavik de nuit et c'était vraiment magnifique.

Le lendemain, nous avons participé à une visite guidée de la ville et nous avons redécouvert les différents lieux que nous avions repérés avec quelques explications. Quelle surprise de découvrir les différents bâtiments politiques sans aucun garde, accessibles très facilement. C'est inutile là bas, le respect parait naturel.

Le soir, nous avons décidé de participer à une excursion inoubliable : admirer une aurore boréale. Le bus s'est dirigé à l'extérieur de la ville, loin de tout éclairage en suivant des indications radio. Rien n'était sûr car nous devions trouver un endroit sans nuage complètement dégagé. Nous scrutions tous le ciel à travers les vitres du bus en espérant découvrir cet instant magique. Le guide s'exclame "Une aurore boréale commence à se former". Le car s'arrête et nous descendons tous. Un ciel magnifique nous offrait toute la voie lactée mais pour l'instant seul un arc verdâtre était visible à l'horizon. Tout le monde était un peu sceptique en se demandant si nous étions en train de regarder une aurore boréale. J'ai mis mes écouteurs dans les oreilles pour écouter du Sigur Rós bien sûr et quelques instants plus tard nous étions tous subjugués lorsqu'un voile se mis à flotter dans le ciel. C'est très difficile de décrire précisément ce que l'on ressent à ce moment là. Vous êtes dans un endroit presque dessert, un vent glacial vient frotter vos mains (heureusement vous avez des mouffles) et tout s'arrête. Vous n'en croyez pas vos yeux lorsque ce spectacle s'offre à vous. Vous admirez tout simplement puis vous repartez dans le bus avec la tête pleine de rêves.

Le lendemain, direction le Blue Lagoon. Là encore ce fût un moment incroyable. Une source d'eau chaude naturelle autour de 36/40°C suivant où vous vous situez. Vous sortez des vestiaires et vous avez deux choix : entrer dans l'eau par l'intérieur ou sortir en maillot de bain dehors sachant qu'il doit faire 0° ou -1° C. On a pas la chance de pouvoir vivre ce moment tous les jours, j'ai donc décidé de sortir à l'extérieur. Il fait froid mais c'est largement supportable surtout lorsque vous découvrez cette étendue d'eau surplombée par un soelil radieux. Vous en oubliez le froid quelques instants. Nos photos semblent presque irréelles. Ces quelques heures passées au Blue Lagoon furent délicieuses.

De retour à Reykjavik, nous avons visité l'exposition au musée du Perlan racontant l'histoire de l'Islande. Nous avons appris pas mal de choses intéressantes. Nous avons ensuite diné dans un restaurant Islandais et dégusté de la bière locale. En entrée une soupe de poisson suivie de cabillaud.

Jeudi nous avons commencé la journée par la visite d'une usine de Géothermie, source énergique principale en Islande. Ensuite nous avons effectué le parcours touristique du Cercle d'Or qui comprend 3 sites : la chute d'eau de Gullfoss, les geysers de la vallée Haukadalur et le parc de Þingvellir. Toute la journée, nos yeux se sont écarquillés devant des paysages époustouflants.

La chute de Gullfoss me fait penser à ce genre d'endroit où l'on se sent tout petit face aux forces de la nature. Vous êtes face à une nature sauvage, préservée et la mélodie de l'eau vient caresser vos tympans engourdis par le froid. Je pourrais rester là, à regarder l'eau s'écouler en rêvant sans me rendre compte du temps passé.

La nature nous a montré une fois de plus sa force à travers les Geysers de la vallée Haukadalur. Des jets d'eau pouvant atteindre 35m jaillissent devant vous. C'est vraiment étonnant.

Pour terminer Þingvellir est un endroit tout simplement majestueux. Quelques habitants vivent au sein de ce parc national complètement préservé. Impossible de rater une photo tellement le paysage est merveilleux.

Vous l'avez compris, j'ai adoré ce voyage et j'espère retourner là bas très vite. J'espère aussi vous avoir donné envie de visiter cet île qui vous fera rêver comme elle m'a fait rêver et continue à le faire. Si vous le souhaitez, vous pourrez découvrir d'autres photos ici

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